Mathias in Australia

Back in Australia

Et oui, pour mes lecteurs les plus assidus (ceux qui se sont inscrits sur la mailing list pour être informés de mes nouveaux articles et pour ceux qui continuent à regarder quotidiennement mon blog pour voir si un nouvel article est paru, même si ça fait plus d'un an et demi que je suis rentré maintenant…) voilà un nouvel article pour raconter mon retour en Australie (vous reconnaitrez que mon style d'écriture n'a pas changé et qu'il faut toujours s'accrocher entre les phrases à rallonge et les parenthèses qui coupent la fluidité de lecture…). Mais ce n'est pas un retour définitif, juste quelques vacances (17 jours au pays des kangourous, des koalas, des émeus, des échidnas, des ornithorynques, des dauphins, … je vais m'arrêter là mais c'était pour ne pas me cantonner à l'habituel 'pays des kangourous'. Parce que si vous avez lu mon histoire précédente, vous savez que c'est bien plus que ça…). Bref, je m'égare… Quelques vacances, donc, bien méritées, au soleil, notamment pour explorer une partie du pays que je n'avais pas faite lors de mon précédent séjour mais je vais laisser le reste de l'article raconter de quelle partie il s'agit…

 

Tout a commencé par une petite excursion à Singapour (je sais, il ne s'agit pas là du pays de la Vegemite, des utes, de la tête en bas, des grands espaces désertiques, de Uluru, des bbq, … mais il faut bien raconter une histoire par son début…). Il s'agissait en fait d'une escale obligée et qui mérite quelques petites lignes parce que j'y ai tout de même passé une journée entière…

Bon, je dois avouer que je n'ai pas eu de coup de coeur pour cette grande ville très peuplée, très agitée et dont le peu que j'ai vu me fait penser à un supermarché géant autour de bâtiments gigantesques en constante reconstruction pour atteindre la plus grande démesure. De plus, en cette saison, l'atmosphère étouffante avec une humidité très élevée ne m'a pas aidé à explorer facilement la ville après plus de 12h d'avion…

 

 

 

 

Mais malgré tout ça, il y a tout de même quelques quartiers intéressants à visiter qui montrent la mixité et le mélange des cultures qui ont bâti cette ville (Little India et Chinatown par exemple)

 

 

 

 

Tout ceci nous éloigne du but de mon mini périple et du nom de ce blog 'mathiasinaustralia'… C'est donc après plus de 36h de voyage que je suis enfin arrivé à bon aéroport, à Melbourne. Je connaissais déjà bien la ville pour y être passé à plusieurs reprises et ce n'est donc pas pour les promenades le long de la Yarra, boire une bière chez Young & Jackson ou profiter des décorations de Noël que je suis revenu ici (pour plus de détail sur la ville, je vous renverrai donc à l'un de mes articles précédents et je vous laisserai chercher pour que vous passiez un bon moment à relire mes aventures…).

Je suis en fait parti un plus à l'ouest de la ville, à quelques 3 heures de route, pour visiter une région que j'avais malheureusement du éviter lors de mon précédent passage. Depuis Adélaide (au sud de l'Australie) pour rejoindre Melbourne, il y a deux routes possibles. Celle pour laquelle j'avais opté il y a deux ans maintenant via la Great Ocean Road et qui longe l'océan (comme son nom l'indique). Et celle qui coupe à travers les terres en passant par un Parc National, Les Grampians (ou Gariwerd en langue aborigène). C'est donc cette région que j'ai choisi de venir visiter parce que j'avais été un peu déçu de ne pas pouvoir voir ces paysages de collines rocheuses, de lacs et de cascades avec une faune riche et très présente…

 

J'ai donc commencé mon excursion en gravissant une montagne dès mon premier jour. Oui, bon, il s'agit de montagne à l'Australienne bien sûr donc c'est pas non plus l'ascension de l'Everest, mais tout de même, pour mon premier jour, à peine arrivé en Australie, le paysage valait le détour et les 36h de voyages…

 

 

De plus, cette petite promenade dans les collines (appelons un chat un chat…) m'a également permis de faire une rencontre intéressante sur le sentier…

 

 

Le pauvre était tranquillement en train de manger quand je suis venu le déranger pendant son repas du soir… Et comme vous pouvez le constater, le sentier étant assez rocailleux, il ne pouvait pas s'échapper et il a du faire 100m sur le chemin avant de réussir à prendre une autre route…

Pas mal pour un premier jour, non ?

 

Avant de continuer à parcourir les Grampians (j'y reviendrai plus tard, donc), je suis allé un peu plus à l'ouest, dans la région du Wimmera. Les habitants disent qu'il n'y a pas grand chose à faire dans cette région qui est principalement tournée autour de la culture, de blé surtout.

En gravissant une petite colline qui surplombe la région (Mount Arapilles), on voit effectivement que la région est très très plate et que les champs sont légion.

 

 

Cette colline est en fait un gros amas de rochers très prisé des férus d'escalade. Il semblerait que le site soit vraiment réputé et je me tournerai vers les spécialistes du sujet pour vérifier l'information.

 

 

Le point assez impressionnant c'est qu'en regardant de plus près ce rocher, je me suis rendu compte qu'un fou furieux (il n'y a pas d'autre mot) était en train de grimper pour ouvrir la voie à ses potes qui étaient une dizaine en bas…

 

 

Un peu plus au nord, en partant à la recherche d'un lac salé (que jamais il ne trouva. En fait si mais le but était de faire le malin sur le lac salé qui, semble-t-il, donne l'impression d'être sur de la neige. Et en short et en tongs, ça fait toujours son effet… Toujours est-il qu'il était absolument impossible d'atteindre le lac, et c'est pas faute d'en avoir fait tout le tour en 1h30…), j'ai atteint le lac Hindmarsh qui lui n'était pas si salé que ça.

 

 

Alors rien de bien impressionnant au demeurant, si ce n'est la beauté du paysage, comme toujours, mais ce qui est vraiment bluffant, c'est que ce lac était à sec depuis plus de 10 ans et que les dernières pluies l'ont presque totalement renfloué… C'est le cas de pas mal de lacs de la région. L'était était en train de commencer à essayer de les remplir quand une saison plus humide qu'à l'accoutumée est venue faire le travail de manière beaucoup plus efficace (et beaucoup plus écologique puisque ça évite d'avoir à transvaser des millions de mètres cube d'eau des alentours…).

 

Pour retourner dans les Grampians, un petit détour obligé par l'attraction la plus kitch d'Australie (pour ceux qui se souviennent de la Big Banana, du Ned Kelly géant ou du mouton géant, il y a encore mieux !), le koala géant !

 

Et le plus fun c'est que ses yeux s'allument ! ;) Il parait que c'est magique de nuit… ;)

 

Je n'ai seulement parcouru que quelques uns des nombreux points de vues, randonnées, promenades, lacs, paysages, … qu'offrent ce Parc National mais je suis tout de suite retourné dans l'état d'esprit qui m'avait habité pendant ces 11 mois passés en Australie… De nouveaux paysages toujours surprenants, des animaux partout et une grosse envie de rester dans la région pour parcourir plus en détail ces montagnes… Je vous donne juste un bref aperçu de ce que j'ai pu voir…

 

 

 

 

 

 

 

 

Si je suis retourné en Australie en cette saison (en dehors de mon envie de continuer à découvrir le pays et de venir prendre le soleil en plein mois de décembre) c'était pour passer le réveillon du nouvel an, une fois de plus, au soleil (un grand plaisir, je vous le conseille vivement).

C'est donc à Melbourne que j'ai fêté la nouvelle année (avec 10h d'avance sur la France) histoire de me rendre compte si son feu d'artifice valait celui de Syndey… Et je dois avouer qu'il était tout aussi impressionnant, voire même plus d'un certain côté. Bon par contre, je vais vous demander de me croire sur parole parce que les photos de feu d'artifice, il faut être un pro pour les réussir…)

 

 

En fait la partie vraiment impressionnante (en dehors du fait qu'il a fallu escalader des murs, monter sur le toit d'une usine avec un groupe d'australiens un peu éméchés mais je passerai les détails pour éviter de trop inquiéter ma maman…), c'est que comme les australiens sont vraiment fans de feu d'artifices, le spectacle n'était pas seulement sur le centre-ville (qui avait l'air d'exploser par moment avec les fusées qui partaient du haut des buildings) mais tout autour de moi, de tous les quartiers de Melbourne. Même les voisins lançaient leurs propres fusées (malgré les interdits…).

 

Après avoir passé la première journée de l'année à la plage (j'en profite d'ailleurs pour souhaiter une très très bonne année à tous ceux que j'aurais oublié et qui liraient mon article…), activité typique australienne avec le bbq qui va avec bien sûr, je suis allé découvrir une autre région proche de Melbourne, au nord-est cette fois-ci, les Macedon Ranges et notamment dans le parc du Hanging Rock qui est un groupe de rochers volcaniques assez célèbre en Australie depuis qu'un groupe de jeunes gens s'y est perdu au début du siècle dernier et que des trackers aborigènes ont du être appelés pour les retrouver. En arrivant je pensais que c'était un peu bizarre de se perdre dans le coin (bon surtout que ça ne doit plus vraiment être possible aujourd'hui car il suffit de descendre la colline pour se retrouver sur le parking ou dans le champ de course) parce que la colline est assez petite. Mais en grimpant un peu, on se rend vite compte qu'il est assez facile de se perdre dans ces pythons volcaniques, surtout que les chemin de randonnées ne sont pas forcément super bien balisés...

 

 

 

 

Et pour finir mon mini-périple (ça me semblera toujours très court je pense après ma première aventure australienne), je suis allé profiter de Sydney, non pas pour explorer la ville que je connais bien maintenant mais surtout pour me détendre à la plage, faire de la plongée et profiter des jardins botaniques…

 

 

Et comme lors de mon premier voyage, c'est sous la pluie que j'ai quitté Sydney et son opéra… Je vais vraiment finir par croire que la ville pleure toujours mon départ ;)

 

 

Pour finir cet article, je voulais montrer quelques photos vues du ciel des régions que je n'ai bien sûr par pu visiter pour montrer à quel point ce pays est immense, inhabité, sauvage et peut avoir des airs d'une autre planète par moment… Et puis des villes perdues au milieu de nulle part...

Ca me donne rudement envie de prendre un 4x4 et d'aller parcourir ces contrées désertiques…

 

 

 

 

 

Voilà, c'est retour à la maison maintenant, dans le froid parisien (-1 ce matin alors qu'hier encore j'étais à plus de 30 degrés…) et au boulot demain… Donc la fin de ce petit article bonus de mon blog. Mais je trouvais ça bien de venir compléter mon premier voyage par des paysages que je n'avais pas vu alors…

 

A bientôt (peut-être donc, s'il y a de nouvelles explorations à décrire…)



Publié à 11:02, le 15/01/2012, dans Nouvelle parenthese, Melbourne
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L'heure du bilan

Et bien voilà, après exactement 11 mois passés en Australie (moins une petite parenthèse japonaise), il est malheureusement l'heure de faire un petit bilan sur ce séjour…

Tout d'abord, c'est indéniable, l'activité principale de ce périple a été le voyage avec un pays exploré de fond en comble (enfin presque…). J'en veux pour preuve cette petite carte représentant les endroits visités, en bleu et les endroits où je me suis arrêté pour dormir, en vert.

 

 

Je devrais maintenant être incollable sur la géographie australienne ! (mais ce n'est pas la peine d'essayer de le vérifier en me lançant des questions impossibles…)

 

J'ai donc vécu une expérience inoubliable pendant ces 11 mois et en plus des milliers de photos que je ramène avec moi, je vais certainement en garder beaucoup plus dans la tête que dans le disque dur…

Mais ce voyage ça a aussi été des centaines de personnes différentes rencontrées tout au long de mon aventure australienne :

- certaines pour une courte durée, quelques heures ou une soirée (mais pas d'idées mal placées, hein),

- certaines juste des "amis" sur Facebook (expression qui n'est pas de moi mais que je reprends volontiers ;) ),

- certaines qui m'ont permis de me constituer un carnet d'adresse international me donnant de nouveaux endroits à visiter ou des gens qui viendront me voir,

- certaines qui resteront sûrement de vrais amis…

 

A la base j'étais parti pour faire des missions de protection de l'environnement, malheureusement les aléas du direct en ont décidé autrement et mon séjour a pris une autre tournure. Mais j'ai tout de même pu apporter une petite contribution, beaucoup moins grande que je l'aurais souhaité bien sûr, en faisant quelques missions bénévoles. Et la direction qu'a pris mon voyage m'a également apporté des compétences que je ne pensais pas acquérir ici. Je suis maintenant un jardinier, maçon, menuisier, peintre, éleveur de crocodile, vigneron, berger, vaccineur de mouton, … Bon tout ça à des degrés différents bien sûr ;) mais je suis maintenant beaucoup plus bricoleur qu'avant (ce qui n'était pas très difficile) et à en croire les gens pour lesquels j'ai travaillé, je ne me débrouille pas si mal…

 

D'ailleurs, en ayant travaillé dans ces différentes familles, dans plusieurs maisons, et n'ayant moi-même pas eu de domicile fixe pendant ces 11 mois, je suis maintenant très très à l'aise chez les autres ;) bon que les personnes qui vont m'héberger ne s'en fassent pas non plus, je ne suis pas devenu sans-gène… Et j'ai surtout hâte d'avoir un vrai "chez moi" !

 

Sinon ce voyage m'a également permis d'améliorer mon anglais bien sûr (même si je n'ai voyagé qu'avec des français, cela n'a duré que 4 ou 5 mois, le reste du temps j'étais entouré de beaucoup d'autres nationalités…). Je n'en avais pas forcément beaucoup besoin, je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup progressé en vocabulaire (si ce n'est en vocabulaire australien) mais surtout en aisance et en fluidité dans le dialogue. Bon on ne me prends pas encore pour quelqu'un dont l'anglais est la langue maternelle (parfois pour un allemand ou un hollandais mais jamais pour un français) mais j'ai tout de même pris un petit accent australien par moment (pas trop poussé non plus parce que je ne prononce pas les "i" 'oille', ni les "a" 'aille'…).

 

Pour résumer mon voyage en 11 points (1 par mois passé ici), ça a été :

1- des dizaines de milliers de kilomètres parcourus (en voiture, en van, à pied, en avion, en ferry, en bateau, en train, en bus, …),

2- des milliers d'insectes tués (à voir mon pare-brise…),

3- un oiseau et un lézard écrasés (mes manœuvres d'évitement n'ayant pas fonctionné, ils devaient être suicidaires… Mais ça aurait pu être pire…),

4- 3 paires de tongs utilisées,

5- des vêtements ruinés par le travail ou dont la couleur est passée à cause du soleil (note pour plus tard : faire des achats en rentrant…),

6- 18 livres lus (c'est pas énorme mais j'essayais de lire le moins possible en conduisant, c'est pas que c'était trop dangereux mais je voyais pas le paysage sinon),

7- plus de 5000 photos et vidéos (parce que je me suis retenu et après un premier tri),

8- une connaissance approfondie de la faune et de la flore australienne, tellement différente de ce à quoi on a l'habitude (même si je ne m'y connais pas forcément en ce qui concerne nos contrées) et des paysages toujours magnifiques, différents et surprenants,

9- des échanges très enrichissants avec de nombreuses nationalités (australiens, taïwanais, anglais, allemands, hollandais, irlandais, écossais, français bien sûr, brésiliens, japonais, suisses, néo-zélandais, autrichiens, belges, finlandais, suédois, hong-kongais, singapouriens, canadiens, …)

10- des australiens généreux et sympathiques partout où je suis allé, entre ceux qui m'ont hébergé, ceux qui m'ont juste payé un verre, un sourire gratuit ou des gens qui ne cherchent pas à griller tout le monde dans les files d'attente (les français devraient peut-être tous venir y faire un stage…),

11- un sentiment de liberté immense en se retrouvant seul au milieu de l'Outback avec pour seule compagnie les étoiles, le van et les animaux tout autour.

...

 

Bien évidemment c'est beaucoup plus que ça, comme si je pouvais résumer mon voyage en 11 points… ;)

 

Mais c'est également quelques regrets :

- pas vu de chameaux ou wombats sauvages,

- pas croisé d'australien de mon âge,

- pas assez de missions de volontariat,

- pas de photos ou vidéos de mes amis les dauphins,

- pas de tour en hélicoptère...

 

Bien évidemment tout ça est assez minime et rien qui n'ait pu entacher ces 11 mois ! J'ai vraiment réalisé un rêve avec ce voyage même si malheureusement le réveil a fini par sonner et que j'ai du sortir du lit… Et pour mon dernier jour, Sydney a versé sa petite larme comme pour me rappeler que toute bonne chose avait une fin et que le soleil ne brille pas toute l'année en Australie.

J'aurais énormément appris sur ce vaste pays et ses habitants à la fois proches de nous et très éloignés. Et si j'ai également évolué grâce à ce voyage, je me suis surtout découvert un goût très prononcé pour la nature et les grands espaces et je pense avoir été piqué par le Travel Bug comme disent les anglophones… Donc le retour sur Paris va être un peu difficile et il n'y aura rien d'étonnant si je parle déjà des prochaines vacances ;)

En attendant je vais être content de revoir la famille et les amis et je voudrais surtout remercier tous ceux qui m'ont suivi pendant mon voyage et dont les commentaires ont été très sympa et m'ont bien aidé (la palme pour Toto et sa solution pour remettre les photos à l'endroit !), mes sponsors qui m'ont aidé financièrement, ma famille sans qui rien n'aurait été possible, Papa, Maman… Non là ça fait vraiment trop remise des récompenses ;)

 

A très bientôt, en vrai !



Publié à 11:47, le 8/04/2010, dans The end is near, Paris
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Last Trip

Certains d'entre vous l'auront peut–être deviné mais je suis retourné à Adélaide, dans la famille qui m'avait hébergé la première fois, pour finir mon séjour en Australie. Adélaide, en cette période de l'année, est très animée car la plupart des activités qu'offre la ville ont toutes lieu en même temps. C'est l'époque la plus touristique et le but est que les touristes restent le plus longtemps possible.

Il y a tout d'abord l'Adelaide Festival qui dure pendant 1 mois et qui amène des artistes de tous les pays pour des représentations culturelles et artistiques (concerts, pièces de théâtre, cirques, expositions, …). Mais il y a également son alter-ego "off", le Fringe qui rassemble surtout des artistes de toute l'Australie pour des spectacles de rue ou un peu plus intimistes.

Pendant le festival a lieu le grand concert annuel avec des groupes de tous les pays, Womadelaide.

Et pour ajouter un peu d'attraction pour les touristes moins féru d'art, le Clipsal 500 regroupe tous les passionnés de sport automobile pour une course endiablée dont une partie a lieu dans des rues de la ville. On peut entendre les voitures vrombir partout dans la ville…

Et, à croire qu'ils me suivent, avait également lieu à Adélaide un concert d'AC/DC lorsque je suis arrivé…

 

"C'est bien beau tout ça mais toi qu'est-ce que tu faisais ?" me demanderez-vous… Et bien je comptais profiter de ces dernières semaines pour revenir sur mon idée de départ de faire du volontariat. Malheureusement, après quelques jours de recherches à mon arrivée, je me suis vite rendu compte que j'avais très mal choisi l'endroit pour le faire. Il n'y avait absolument aucune mission de volontariat dans les environs d'Adélaide… Du coup j'ai utilisé mes journées pour m'occuper un peu de la maison où je me trouvais en aidant autant que je le pouvais avec un peu de jardinage, de peinture et en m'occupant des filles.

Mais j'ai également profité de revenir ici pour revoir les amis que j'avais pu me faire la première fois et pour profiter de quelques unes des nombreuses activités de la ville.

 

 

 

Mais j'en ai également profité pour me faire quelques week-ends en dehors de la ville et visiter les environs. Le premier week-end que j'ai fait m'a emmené dans la Yorke Peninsula pour deux jours avec des pêcheurs (à regarder "The Deadliest Catch" en DVD, une sorte de documentaire/compétition de pêche au crabe en Alaska). Mais ce n'est pas tout ce qu'on a fait, fort heureusement, et on est surtout allé nous même pêcher nos crabes pour nous mesurer aux héros de la série. 

La pêche au cabe en 3 étapes :

 

Préparer les filets :

 

Lancer les filets (penser à les attacher quelquepart…) :

 

Récupérer la récolte :

 

Faible performance de notre côté avec 3 malheureux crabes en 3 heures de pêche dans le froid et le vent ;) mais rien ne vaut de manger les crustacés que nous avons nous-mêmes pêchés et c'était succulent…

 

Le deuxième week-end m'a emmené dans le sud d'Adélaide, dans les alentours de Victor Harbour et d'Encounter Bay.

 

 

Pour la petite histoire, cette baie se nomme ainsi car en 1802, en plein pendant les guerres napoléoniennes donc, et malgré la légendaire amitié franco-britannique, deux explorateurs, Matthew Flinders, un anglais et Nicolas Baudin, un français, se sont rencontrés ici et ont décidé de partager un repas plutôt que de s'entretuer loin de la mère patrie. Du côté français, c'était peut-être pas plus mal parce que la quasi totalité de l'équipage était atteint de scorbut et n'était pas vraiment en forme pour en découdre. En effet, les marins français naviguaient maintenant depuis plusieurs mois et les vivres n'avaient pas été prévues en conséquence. Cette mauvaise gestion et une autre raison qu'évoqua Louis de Freycinet, l'un des officier à bord : "Si nous n'avions pas passé notre temps à ramasser des coquillages et attraper des papillons sur Van Diemen's Land (ancien nom de la Tasmanie), vous n'auriez pas découvert la côte sud avant nous", font que les anglais avaient un avantage sur le territoire. Et du coup le sud et l'ouest de l'Australie ont été colonisés par l'empire britannique alors qu'il y aurait pu avoir une Australie divisée en deux : à l'est les anglais, à l'ouest les français. Mais bon, je pense que les raisons sont plus complexes que ces deux petits incidents et que Napoléon avait apparemment d'autres priorités à l'époque (même s'il était apparemment déçu que Baudin ne déclare pas le territoire comme étant français). Tout ça est donc très complexe mais il n'empêche que je me questionne sur ce qu'aurait pu être l'avenir de l'Australie si elle avait été française…

Pour en revenir à la région de Victor Harbour, il s'agit d'un endroit plutôt historique (à l'échelle de l'Australie toujours) avec des villes très anciennes dont l'une d'elle a bien failli être la capitale du South Australia. Mais c'est surtout un endroit toujours très sauvage où il est possible d'apercevoir des Little Pinguins la nuit, qui reviennent de leur journée de pêche pour nourrir la famille (et je dis bien Pinguins car il ne faut pas confondre avec les pingouins qui sont des oiseaux, la traduction française étant manchot…).

 

Je sais qu'on ne le voit pas très bien mais il y en a un au milieu de la photo. C'est la faute de la guide qui n'éclairait pas bien et on n'avait pas le droit d'utiliser le flash... 

 

Mais j'ai surtout décidé de rechaussé mes tongs de voyageurs pour un dernier petit voyage (d'où le titre de cet article pour ceux qui se demandent…) afin de voir une petite île au sud d'Adélaide, la très connue Kangaroo Island que je n'avais pas faite la première fois. J'ai donc pris un tout petit avion à partir d'Adélaide pour me rendre directement sur l'île après un très long vol de 20 minutes...

 

 

Kangaroo Island c'est un peu comme le Deauville d'Adélaide, c'est pas très loin de la ville et les citadins vont y passer un week-end ou les vacances. Bon ok, la comparaison s'arrête là parce que c'est nettement plus sauvage et qu'ils n'ont pas besoin de venir jusqu'ici pour venir jouer au casino vu qu'il y en a un à Adelaide et que presque tous les bars en Australie ont des machines à sous (d'ailleurs, fun fact #872 : l'Australie c'est 0,5% de la population mondiale et 20% des machines à sous… C'est ce qu'on m'a dit, je ne suis pas allé vérifier, hein. Je sais, c'est pas bien…). Mais je me disperse… J'en étais à ma comparaison très mauvaise avec Deauville. En fait le nom de l'île a été donné par l'explorateur Matthew Flinders (le même que cité au dessus) qui se serait nourrit de viande fraîche de kangourou lors de leur étape sur cette île. Mais l'explorateur français n'est pas en reste puisque de nombreux noms de lieux sur l'île sont toujours à consonance française lorsqu'il la cartographia. Pendant très longtemps l'île a été un refuge de bagnards évadés, de déserteurs et de chasseurs de baleine, ce qui en faisait l'endroit le plus anarchique et le plus dangereux de l'empire britannique.

Tout cela a bien entendu changé depuis mais l'île a gardé son côté très sauvage et isolé dont 30% du territoire est constitué de Parc Nationaux protégés et seulement 4000 habitants à l'année sur les 145 km de long et 57 kilomètre de large (en comparaison, Malte a une superficie environ 10 fois plus petite pour 400 000 habitants…). 80% des routes de l'île ne sont pas bitumées, ce qui donne encore plus de charme aux paysages…

 

 

 

Pour ma première journée de ce dernier voyage, j'avais décidé de me remettre un petit peu en mode touriste et de me payer un petit tour de bateau sur les côtes nord de l'île, près d'Emu Bay. Entre les otaries (New Zealand Fur Seal) et les dauphins que j'ai pu observer à bord du bateau, on peut dire que la vie marine est plus que présente le long de ces côtes.

 

 

 

Pour se rendre compte du nombre de dauphins, il faut se dire qu'ils étaient à peu près 3 fois plus nombreux sous l'eau ! Et encore, il ne s'agissait là que d'un seul petit groupe parmis les dizaines que j'ai pu voir ce jour là…

Mais le point culminant de ce tour n'était pas cette petite rencontre à partir du bateau, j'ai également pu descendre dans l'eau (équipé de mes palmes, masque et tuba et surtout de ma combinaison car l'eau était un peu fraîche…) et nager avec eux ! Dès ma première "plongée", deux dauphins se sont joint à moi pour me regarder de plus près. C'était incroyable de pouvoir voir ces animaux sauvages et d'observer leurs jeux sous-marins. Mais à peine remonté sur le bateau pour rejoindre un autre groupe de dauphins, je suis retourné dans l'eau pour nager avec trois dauphins, cette fois-ci. Ceux-ci étant partis assez vite vers le large, j'ai rejoint un autre groupe que j'apercevais au loin. Et là, je me suis retrouvé entouré d'une dizaine de dauphins (trop nombreux pour que je puisse les compter) qui nageaient tout autour de moi ! Alors que je m'amusais avec certains d'entre eux à faire des tours sur moi-même, à monter et à descendre, ils m'imitaient et jouaient avec moi… Et à chaque fois que je me retournais, j'étais surpris de voir d'autres dauphins très près de moi, à environ 50 cm, qui venait sans doute me regarder de plus près. C'était vraiment une expérience incroyable, magique qui m'a même fait oublier à quel point l'eau était froide et je ne voulais plus retourner sur le bateau… Et ça ne s'est pas arrêté là, parce que, alors que je jouait avec mes amis les dauphins, une otarie est venue se glisser dans le groupe en nageant sur le dos au ras du sol, juste en dessous de moi. Bon je dois avouer qu'au bout d'un moment ça devenait un petit peu flippant, surtout quand je me suis dit que j'étais entouré de mammifères marins qui nage beaucoup mieux que moi, que je suis à plusieurs dizaines de mètres du bateau et qui s'ils décident que je deviens une menace, ils peuvent très bien me le faire comprendre rapidement… ;)

C'était malgré tout une expérience unique, l'un de mes meilleurs souvenirs de tout mon voyage en Australie et même si je n'ai pas pu les toucher parce qu'ils étaient très sauvages, c'était tellement agréable que j'avais envie d'y retourner dès le lendemain… Mais c'était tout de même assez cher donc mon compte en banque m'a vite remis à ma place ;) Un seul tout petit regret, je n'avais pas d'appareil photo me permettant d'immortaliser tout cela, j'aurais pu faire des films et des photos splendides mais je garderai juste tout cela dans ma tête…

 

Je suis ensuite parti pour l'exploration de toute la côte nord, la plus sauvage car aucune route bitumée ne permet d'y accéder. Du coup ces routes sont très peu empruntées et j'étais bien souvent le seul avec ma petite Mikra de location…

 

 

J'ai souvent pensé à Bobby sur ces petites routes et je me disais qu'il n'aurait pas forcément apprécié, lui ;) L'intérêt principal de cette côte nord est de voir des plages de sable blanc, immenses et désolées, entourées de rochers qui donnent vraiment l'impression que rien n'a changé ici depuis des siècles et des siècles…

 

 

 

La prochaine étape était le Flinders Chase National Park, un parc immense à l'ouest de l'île qui couvre une grande partie de la superficie. Je suis tout d'abord parti pour une petite promenade à la recherche des ornithorynque (que jamais il ne trouva…) et qui m'aura permis de rencontrer quelques unes des oies sauvages de l'île, les Cape Barren Geese.

 

 

Ensuite j'ai décidé d'aller au point le plus à l'ouest en prenant une dirt road de plus de 20 km. Mais je n'ai pas été déçu d'être secoué pendant plus d'une heure allé-retour car la plage de West Bay était vraiment magnifique et un lieu idéal pour s'arrêter manger. J'ai même pu à nouveau voir quelques dauphins pêcher et jouer dans les vagues… C'est un coin bien sympa où je serais bien resté plus longtemps à camper si j'avais eu une tente.

 

 

Je me suis ensuite dirigé vers le sud et les lieux les plus connus de l'île, Admirals Arch et les Remarkable Rocks.

Les falaises autour d'Admirals Arch accueillent une colonie immense d'otaries (New Zealand Fur Seal) qui viennent ici se reposer de leurs parties de pêches. Il devait bien y en avoir une centaine qui se prélassaient au soleil, les femelles aguichant les mâles qui se lançaient dans des joutes et les jeunes apprenant à nager dans les petites piscines…

 

 

Les Remarkable Rocks sont des formations rocheuses volcaniques qui se sont désagrégées petit à petit avec le vent et l'eau pour donner des sculptures naturelles très artistiques…

 

 

 

"C'est bien beau tout ça, mais où sont les kangourous ?" me demanderez-vous (je sais, ça fait deux fois dans cette article que j'utilise cette figure de style, mais j'imagine toujours que vous vous posez plein de question à la lecture de mes articles ;) ). En effet, l'île s'appelant l'île Kangourou, en traduction littérale, j'avais maintenant parcouru plus de la moitié de la superficie sans en apercevoir la queue d'un ! Et ce n'est pas parce que j'étais resté dans des coins touristiques ou sur les routes, je m'étais promené dans des coins bien reculés en trois jours… Les seuls kangourous et wallabys que j'avais pu voir étaient mort sur les routes (et il y en a énormément !). J'étais à deux doigts d'écrire une lettre à qui de droit pour demander à changer le nom de l'île en "Dead Kangaroo Island" ! ;)

Mais j'ai bien vite changé d'opinion lorsque j'ai atteint la côte sud et notamment mon lieu de repos pour la nuit à Hansons Bay. Il s'agit d'une ancienne ferme qui a été transformée en hôtel et dont une partie est un sanctuaire grillagé pour conservé la vie sauvage résidente de l'île en la protégeant des chats et cochons sauvages importés. Mais les animaux du bush ne se trouvent pas uniquement enfermé dans cette prison dorée dont le grillage fait plus de 5 km de long, ils sont vraiment présents partout tout autour de la ferme…

 

Un Western Grey Kangaroo, la troisième espèce la plus grande de kangourou... 

 

Le Tammar Wallaby, la seule espèce que l'on peut trouver sur Kangaroo Island 

 

 

Les koalas ont été introduits sur l'île avec les ornithorynques pour s'assurer qu'il reste au moins un endroit où ils seraient protégés. De 18 dans les années 20 ils sont maintenant près de 30 000 ! Ils n'ont effectivement pas contracté les maladies qui sont en train de décimer la population du continent mais une grande opération de stérilisation a été lancée pour limiter la croissance de la population.

 

Cet echidna pensait sans doute être très bien camouflé dans le feuillage vert ;)

 

Un Goanna, un lézard immense qui peut atteindre 1,5 m de long... 

 

L'avantage de dormir sur les lieux était de pouvoir faire une petite expédition nocturne encadrée par les volontaires du sanctuaires. Et étant donné que j'étais tout seul ce soir-là, j'ai pu avoir un tour personnalisé et des réponses à toutes mes questions… Si les animaux étaient partout dans la journée, ils étaient encore plus nombreux en pleine nuit (d'où le conseil de ne pas rouler sur l'île à la nuit tombée…). Les bruits de bonds de kangourous, de koalas cherchant des feuilles d'eucalyptus fraîches ou poussant des cris pour appeler ses congénères, des opossums cherchant de la nourriture dans les feuilles ou des oies et des oiseaux au loin, donnaient bien l'impression d'être en pleine nature au milieu d'une terre sauvage. Mais l'autre avantage d'être près de ce sanctuaire, c'est que nous avons également pu rentrer dans ce lieu protégé. Et nous y avons été accueilli par Amy, une kangourou qui avait été récupérée par la famille de la ferme alors que sa mère avait été tuée lors d'un accident de voiture. Amy est donc très docile envers les humains et j'ai pu l'observer sous tous les angles avec les renseignements des volontaires. J'ai même pu sentir son joey (son bébé kangourou) bouger dans sa poche et regarder directement à l'intérieur éclairé par la torche ! Il ressemblait plus à un poulet qu'à un kangourou avec son manque de poil ;) mais c'était vraiment très original de pouvoir voir tout ça…

Bien sûr, il était très difficile de prendre des photos de nuit parce que le résultat ne répond pas toujours aux attentes. Mais j'ai tout de même photographié un opossum pour mon neveu préféré. A mes risques et périls parce qu'il n'a pas du apprécier le flash, il est venu ensuite directement vers moi avec sans doute la ferme intention de voir ce que c'était que cette grande lumière ;)

 

 

Je suis ensuite parti pour continuer mon exploration de la côte sud, la côte la plus touristique car elle rassemble le plus d'attraction. Mais ça ne veut pas dire qu'il faut s'attendre à avoir autant de monde que sur la Côte d'Azur, on reste bien sûr dans les standards australiens et au lieu d'une voiture par heure, on en croise deux ou trois…

La première étape à Vivonne Bay a été une petite déception. Il paraît que c'est la plage la plus belle d'Australie. Bon d'accord, il y avait quelques nuages dans le ciel quand je m'y trouvais mais je vous laisse juge par rapport aux photos des autres plages que j'ai pu voir tout autour du pays…

 

 

L'étape suivante était dans un lieu très justement nommé Little Sahara. Comme son nom l'indique, de nombreuses dunes de sable se suivent pour vraiment donner le sentiment de se trouver bien loin de l'Australie. La première dune immense passée et on peut voir du sable sur plusieurs centaines de mètres entouré du bush et la mer un peu plus loin. C'est vraiment un coin très original où je suis resté plus d'une heure, tout seul, à parcourir les dunes et les dévaler en courant. Certaines personnes louent apparemment des planches pour les surfer. Les photos ne rendent malheureusement pas bien les reliefs…

 

 

Mes traces de pas alors que je dévalais une dune, la grosse masse étant l'endroit de ma chute ;) 

 

La dernière étape de la côte sud est sans doute le coin le plus touristique. Il s'agit de Seal Bay qui a été nommé ainsi car des grosses otaries (Sea Lion en anglais) viennent se poser tout le long de la plage pendant trois jours pour reprendre des forces au soleil après être parti trois jours pêcher au large. C'est assez marrant de voir ces gros animaux affalés sur la plage et jouer entre eux mais il faut payer pour les voir à plus de 100 mètres et payer encore plus pour les voir à quelques dizaines de mètres en descendant sur la plage. J'ai trouvé qu'on en voyait beaucoup plus à Admirals Arch, même s'il ne s'agit pas de la même espèce…

 

 

Mon dernier voyage est maintenant terminé et je suis rentré à Adélaide pour quelques jours. C'était vraiment un bon choix que de finir sur cette note très sauvage et faire mes adieux aux kangourous, wallabys, koalas ou echidnas. Je vais repartir pour quelques jours dans la Barossa Valley pour travailler un peu et voir l'avancement des travaux auxquels j'avais un peu contribué…

 

Voilà, c'était sans doute le dernier article de mes aventures australiennes… En effet, je prends l'avion dans 2 semaines maintenant et il ne devrait pas se passer grand chose pendant ce temps durant mes trajets en train pour rejoindre Sydney via Melbourne. Même s'il y aura certainement un dernier article de bilan sur mon voyage…

Donc le rendez-vous est donné à tous ceux qui le souhaitent à l'aéroport CDG le 8 avril à 6h30 du matin ! (mon avion atterrit à 6h30 au Terminal 2, A probablement, mais je devrais pas sortir avant 7h30...) Mais ne venez pas trop nombreux avec les banderoles et tout le cirque pour éviter de dégoûter les autres passagers que personne n'est venu chercher ;) euh en fait si si, venez nombreux ! ;)

 

Et prochainement dans vos salons : le grand jeu du Kimébergerathon ! Certains sont déjà au courant, alors préparez vos canapés ;)

 

A très bientôt, en France donc...



Publié à 02:07, le 26/03/2010, dans The end is near, Adélaïde
Mots clefs :


Small differences...

…qui font toute la différence.

OU

Petite étude éthnologique de l'Australie.

 

Après 10 mois passés dans le pays et voyant le retour arriver à grand pas, je me suis dit qu'il était temps de faire un petit article sur ces petites différences que j'ai pu constater entre la culture australienne et la culture française. Le petit avantage, pour vous lecteurs, c'est que vous pourrez me dire que vous avez lu cet article, ça vous permettra de mettre un terme à toutes ces petites réflexions que je risque de faire en rentrant du genre : "ça me fait penser qu'en Australie ils font ça comme ça", "c'est pas du tout pareil en Australie" ou "quand j'étais en Australie…". ;)

Ce n'est pas une liste exhaustive des différences entre les deux pays mais ce qui m'a le plus marqué ou ce que j'ai pu rencontrer... Je porte surtout l'accent sur des petites choses de la vie quotidienne auxquelles on ne s'attend pas forcément en arrivant, je passe donc les évidences comme "ils parlent anglais", "ils roulent à gauche", ...

 

 

LES TRANSPORTS

 

On peut difficilement le cacher, l'Australie est immense. Ce n'est donc pas étonnant que le moyen de transport préféré de l'australien soit sa voiture, que ce soit pour faire quelques centaines de mètres pour aller à la poste ou plusieurs centaines de kilomètres pour aller boire un verre chez des amis ou bien faire les courses en fonction de là où il habite. J'ai effectivement croisé certaines personnes qui habitaient à 200 kilomètres de Perth et qui n'avaient pas peur de prendre la route tous les week-end pour aller faire les magasins. De même, je suis parti en week-end à 300 kilomètres d'Adélaide, ce qui correspondrait au tiers de la France et pourtant quand on regarde sur une carte australienne, on n'a même pas l'impression d'avoir bougé…

Mais à contrario, les australiens sont également capables de prendre leur voiture juste pour aller au coin de la rue. Il faut dire que les routes ne sont vraiment pas faites pour les piétons. Et je me suis même souvent fait klaxonné par des jeunes en voiture qui se demandaient sûrement ce que je pouvais bien faire à marcher au lieu de prendre la voiture comme tout le monde (ça m'est notamment arrivé lorsque Bobby était au garage ;) ).

 

Mais ça ne veut pas dire que les transports en commun n'existent pas. Toutes les grandes villes possèdent un réseau de bus (ou de tram pour Melbourne) qui dessert particulièrement bien les alentours et qui fonctionnent jusqu'à très tard le soir. La seule chose c'est qu'il faut connaître par avance le numéro du bus et l'arrêt où descendre parce qu'il ne faut pas compter sur les indications pour aider. Mais heureusement les chauffeurs sont vraiment très sympa la plupart du temps et ils ne vous enverront pas balader si vous leur posez une question, allant même jusqu'à vous prévenir lorsque vous êtes à votre arrêt (quand il ne vous oublie pas, ça m'est arrivé en Tasmanie et j'ai du faire tout le chemin à pied pour rejoindre l'endroit où le bus ne s'est pas arrêté…).

 

 Si vous regardez de prêt, j'adore le nom du réseau à Perth... 

 

Les voitures que l'on peut voir en Australie sont forcément très différentes de celles qu'on trouve en France, même si de temps en temps une Renault ou une Citroën peut être aperçue au milieu des Ford, des Toyota ou des Holden (les Vauxhall anglaises ou Opel chez nous). Mais bien sûr les voitures que l'on trouve ici sont beaucoup plus grosses et plus puissantes en raison des kilomètres qu'il faut souvent faire pour aller d'un point à un autre. Mais heureusement l'essence n'est pas si chère ici, il faut en général compter environ $1,30/litre en ville mais ça peut monter à plus de $2 dans les zones reculées… Par contre il n'y a pas vraiment de différence entre le prix du diésel et de l'essence, ça dépends un peu des états en fait…

La voiture la plus australienne est le fameux Ute, sorte de pick-up, une grosse voiture avec une benne à l'arrière pour pouvoir transporter tout et n'importe quoi. Mais même en ville on peut trouver des Ute que les jeunes vont arranger à la sauce tuning en refermant la benne pour ne, certainement, jamais s'en servir. J'ai même aperçu un Ute avec une fille au volant et un auto-collant à l'arrière indiquant "Real Aussie Girls Drive Ute" (les vraies australiennes conduisent des Ute) ;)

 

 

Autre avantage des routes australiennes, les autoroutes sont gratuites. Mais parfois on se dit que c'est encore heureux vu l'état des routes… Il y a bien quelques péages payant aux abords des grandes villes mais c'est tout de même assez rare et il y a toujours moyen de les éviter (en augmentant la longueur du trajet bien entendu…). Les limitations sont dictées par les états et peuvent varier de 100 à 130 km/h (parfois la limitation est à la discrétion du conducteur en fonction de la route).

 

Petite particularité au niveau des taxis, il est d'usage de monter devant à côté du chauffeur lorsqu'on est tout seul...

 

 

LA NOURRITURE

 

Première chose, il n'existe pas de plat typiquement australien. On m'a souvent posé la question pour connaître le plat typiquement français et j'ai toujours eu beaucoup de mal à répondre vu la quantité de spécialités régionales françaises. Mais ce n'est pas la même chose pour l'Australie, il n'y a pas vraiment de plat ou met typique. Il y a bien sûr le barbecue qui est le rendez-vous social par excellence, toute famille australienne possède son propre bbq et on trouve même des bbq publics un peu partout. Il y a aussi des poissons ou fruits de mer typiquement australiens comme le baramundi ou le marron.

Tout cela ne les empêche pas d'avoir une culture culinaire et un goût pour la cuisine très développé. Même si une forte influence vient de l'Asie, ils sont très curieux et intéressés par la cuisine du monde et particulièrement française.

 

En dehors de tout ça, il y a également une forte concentration de fast-food tous aussi divers les uns que les autres. En dehors du Subway, que l'on trouve à tous les coins de rues, il ne faut pas chercher de Burger King (la recherche du Burger King est la spécialité des français de ma génération qui voyagent et regrettent la fermeture de ces restaurants dans l'hexagone), ils existent bien mais ils portent un autre nom ici, Hungry Jack (parce que le nom était déjà pris lors de l'implantation du restaurant en Australie). En dehors des Mc Donald, les autres fast-food très commun sont les Red Rooster, KFC, Noodle Box, Oporto ou Nando's (deux fast-food portugais dont le dernier a un slogan bien accrocheur "Portugasm"…).

 

 

Les supermarchés sont bien sûr le lieu habituel pour faire les emplettes, rien d'extraordinaire là-dedans. Par contre ce qu'on va pouvoir trouver dans les rayons peut parfois être un peu différents de ce à quoi on a l'habitude. Au départ je n'ai pas trop été dépaysé parce qu'on y trouve à peu près la même chose qu'en Angleterre, les mêmes marques surtout. Mais la plupart des produits portent tout de même la mention "Australian Made" ou "Australian Owned".

Une autre différence se trouve également sur la quantité ou la taille des produits. Par exemple, la canette de soda est un petit peu plus grosse, 375 ml au lieu des 33 cl en France. Ou alors les jus de fruits sont dans des grosses bouteilles de 2 litres (je m'en souviens parce que ce n'était pas toujours évident de les faire caser dans le petit frigo de Bobby). Mais on peut aussi trouver des tailles intermédiaires, comme des 1,25 litres pour les bouteilles de Coca.

Le rayon des fruits et légumes est assez classique mais au milieu de ceux auxquels on a l'habitude, on va pouvoir également trouver des fruits et légumes d'Asie. Je n'en ai pas souvent pris, ne sachant pas trop comment les cuisiner…

Certains produits ne sont pas forcément évidents à trouver, comme le gel pour cheveux ou le gel douche. Par contre si vous voulez du pain de mie ou des chips, le choix est immense dans les rayons entiers qui leur sont consacrés.

 

Certains produits ont un goût un peu différent de ce à quoi on a l'habitude. Par exemple le chocolat est bien différent par rapport à l'Europe. Il semblerait que ce soit du à un produit conservateur qu'ils ajoutent pour permettre de supporter la chaleur. J'ai été bien surpris la première fois que je me suis acheté un paquet de M&M's...

 

Et c'est également dans les supermarchés (et un peu partout en fait) qu'on peut trouver l'aliment de base de l'australien et le produit au goût le plus étrange, la Vegemite. Une sorte de pâte à tartiner à la levure dont les australiens raffolent et en font leur petit-déjeuner quotidien...

 

 

Dans les Convenience Store, sorte de petites épiceries très pratiques, ne cherchez pas un affichage de prix pour les produits classique comme les boissons ou les sucreries. Il n'y a qu'à prier pour que le vendeur ne sente pas trop votre accent étranger et ne vous facture le prix "touriste"… (je n'en ai aucune preuve mais bon, on ne sait jamais…). Ca peut paraître bizarre de s'étonner d'une petite chose comme ça mais c'est vraiment très surprenant en fait.

 

Les australiens dinent très tôt, environ vers 18h. Mais du coup ça leur permet de prendre le premier apéro, une bonne bière bien fraîche après une dure journée de travail, dès 17h...

 

 

L'ALCOOL ET LES SOIREES

 

Difficile de le cacher également, les australiens boivent beaucoup ! Entre le nombre de bières différentes et les vignobles très présents dans le sud du pays, le choix est très large pour commencer l'apéro dès 17h… Et ce n'est pas rare, voire même très fréquent pour être honnête, de voir les fameux "liquor store" pleins toute la journée et de voir en sortir les clients avec un carton de bière sous le bras… (c'est un peu normal, c'est bien plus avantageux d'acheter un carton avec 24 stubbies plutôt que d'acheter un six-pack, environ 30% de réduction !)

 

Je m'étais habituer à ne plus voir de publicité pour l'alcool en France et je dois dire que c'est assez étonnant d'en voir un peu partout à la télé, dans les journaux et en affichage dans la rue…

 

L'une des visions les plus étonnantes, c'est de voir comment les autochtones s'habillent pour aller en soirée. Une petite promenade un mercredi soir, ce qui n'est donc pas un jour particulièrement chargé pour sortir, dans une rue où se trouve des bars permet d'assister à ce phénomène étrange. Des filles habillées en robe de soirées, avec talons hauts et beaucoup de peau apparente (je sais j'ai l'air d'un vieux con en disant ça…) et des garçons en t-shirt moulant, jean ou short voire même des tongs parfois… Mais la différence avec la France est vraiment flagrante à ce niveau là. Le contraste entre les deux genres et les tenues des filles que même certaines de nos compatriotes hésiteraient à mettre pour aller à un mariage. Je ne pensais pas que la mode vestimentaire pouvait avoir un impact aussi important sur la culture et je ne m'attendais pas à être surpris de la sorte mais tous les français que j'ai croisé ont été surpris par cette énorme différence...

 

Dans les campagnes un petit peu plus reculées, il est très intéressant de voir à quel point le pub est important pour les petites villes. C'est un petit peu le centre d'activité où on peut trouver, en règle générale : le liquor store, l'hôtel, le restaurant, le TAB (sorte de PMU où on peut parier sur de nombreux sports) et bien sûr le bar où les australiens se retrouvent tous après le travail. Mais ce qui m'a le plus étonné, moi qui ne suis pas vraiment habitué à fréquenter les bars en France et à qui il est arrivé de se retrouver dans un silence absolu et des regards interrogatifs en poussant la porte de certains établissements dans la campagne française, c'est que ce n'est pas du tout le cas ici. Je suis allé dans des pubs où, au premier abord, les piliers ne semblent pas forcément accueillants avec leur grande barbe à la ZZ Top et leurs habits de travailleur (jaune fluo) mais où j'ai passé de très bons moments et que les autochtones semblaient au contraire ravi d'avoir un visiteur à qui faire découvrir les environs.

 

 

LA POLITIQUE

 

Bien sûr la politique n'est pas un aspect culturel qui est vraiment présent dans la vie de tous les jours mais après 10 mois passé dans le pays, j'ai pu rencontrer plusieurs exemples et discuter politique avec plusieurs australiens.

 

Vous le savez peut-être, l'Australie est une monarchie constitutionnelle du Commonwealth britannique, la reine Elisabeth II est donc la reine d'Australie. Je dois avoué que ce n'est pas évident quand on en parle aux australiens et que la famille royale n'a pas l'air d'être leur préoccupation quotidienne. Même si le Queen's Birthday est un jour férié en Australie (sauf dans le Western Australia), alors que ce n'est pas le cas en Angleterre… (c'est un peu plus compliqué que ça en fait car en Angleterre ils le fêtent un samedi alors que c'est un lundi en Australie).

C'est donc un premier ministre qui dirige le gouvernement australien, Kevin Rudd aujourd'hui. Ce qui est assez différent par rapport à la France c'est la façon dont est traitée la politique. On m'a raconté une interview du premier ministre sur une radio que l'on pourrait comparer à NRJ ou Fun Radio (on entends déjà assez rarement d'interview politique sur ces radios…). L'interviewer parlait au premier ministre comme si c'était un ami de son âge, on pourrait comparer ça à un tutoiement, et les questions posées étaient tellement dirigées que le chef du gouvernement n'avait qu'à répondre par oui ou par non…

 

Par contre, un système de vote assez original est utilisé ici. Tout d'abord le vote est obligatoire (sauf pour les élections municipales dans certains états), les non-votants sont sanctionnés par une amende. Ensuite les électeurs ont le choix de voter pour un seul candidat ou alors de donner un ordre de préférence pour plusieurs candidats, donnant ainsi des votes à différents partis (même si 95% des australiens semblent voter pour un seul candidat).

 

 

LA TELEVISION

 

Même si je n'ai pas passé mes journées devant la télé, vous vous en doutez, ce n'est pas forcément évident quand on est perdu au milieu du désert et mon voyage n'était pas forcément associé avec le fait de me retrouver devant le petit écran, j'ai du à plusieurs reprise me poser devant une émission que les gens qui m'hébergeaient souhaitaient regarder.

 

Rien de très surprenant, le programme de la télévision australienne est très proche de ce que l'on peut trouver en France ou en Angleterre, c'est à dire 90% de séries américaines et de télé réalité… Mais ils en plus droit aux talks shows américains et les ragots people inondent les journaux télévisés. Et comme aux Etats-Unis, il faut s'accrocher pour regarder un film ou une série, un spot publicitaire de 10 minutes (avec des pubs ultra-ringardes, genre années 80, faites avec powerpoint parce que les pubs sont locales) entrecoupe l'émission toutes les 10 minutes… Insupportable…

Certaines émissions sont les mêmes que dans tous les pays (genre Nouvelle Star ou Un diner presque parfait) mais avec la taille du pays cela prend tout de suite une autre ampleur. J'ai par exemple vu des affiches dans la rue et sur les taxis pour encourager l'un des participants de l'une de ces émissions qui venait de l'état dans lequel je me trouvais…

 

Les news sont particulièrement inintéressantes et également entrecoupées de publicités. L'information mondiale est traitée en 3 minutes (quand elle est traitée) et après on a droit à 20 minutes de news nationales et surtout locales...

 

La grosse particularité de la télévision australienne résident dans les feuilletons qui existent maintenant depuis plus de 20 ans, Home and Away et Neighbours par exemple. Une grande majorité des australiens sont scotchés à ces feuilletons et ne rateraient la diffusion quotidienne pour rien au monde… Par contre, pas de diffusion de Skippy le Kangourou.

 

 

L'ECOLE

 

J'ai également pu observer quelques différences entre le système d'éducation des deux pays grâce à mon séjour dans une vraie famille australienne. Et on peut dire que ce n'est pas du tout la même chose. Les écoles australiennes sont plutôt calées sur un modèle anglais avec des uniformes obligatoires et des regroupements d'élèves par "maison" pour que les plus vieux puissent soutenir les nouveaux et pour créer des équipes lors des compétitions sportives.

Ma connaissance des écoles anglaises s'arrêtant ici, je ne sais pas si le reste est également récupéré. Mais les élèves australiens n'ont pas uniquement des cours magistraux comme on peut avoir en France, les compétences des jeunes sont aussi requises dans les milieux artistiques et sportifs avec des cours de théâtre, musique et différents sports, très souvent australiens…

 

 

LES SPORTS

 

S'il y a un domaine très important pour une très grande majorité des australiens, c'est bien le sport. La plupart suivent régulièrement un sport, même s'ils ne le pratiquent pas.

Certains sports sont directement tirés de l'influence anglaise, comme le Cricket, le Rugby (avec 2 variantes, à XIII, le plus populaire, et à XV), le bowling qui est plus un sport social qu'un sport de compétition (à ne pas confondre avec celui que nous connaissons avec les quilles, ici le bowling se joue sur pelouse avec des règles très proche de la pétanque mais avec des boules pas tout à fait rondes, ce qui donne un effet courbé lors du lancé) ou le netball (sorte de basket-ball, pratiqué uniquement par les filles mais où les joueuses sont limitées à une partie du terrain, n'ont pas le droit de dribbler et seules certaines d'entre elles peuvent shooter).

Les courses automobiles ont également une place importante dans la culture australienne avec certaines grandes courses comme le CART à Surfers Paradise ou le Clipsal 500 à Adélaide. Les courses hippiques sont également très importantes, notamment la Melbourne Cup pour laquelle l'Australie toute entière s'arrête de travailler pour la regarder et parier sur le vainqueur...

Mais certains sports sont typiquement australien et sont assez surprenants lorsqu'on les voit pour la première fois. Et bien sûr ce sont ces derniers qui sont les plus populaires et les plus suivis. Le plus connu étant le football australien (ou Footy ou Aussie Rules ou AFL du nom de la ligue) qui est indescriptible… Les joueurs peuvent utiliser le ballon oval avec le pied ou la main, ils doivent dribbler tous les 10 mètres et le but du jeu est de lancer le ballon au pied entre des poteaux… Indescriptible, je vous dis…

 

C'est juste un arbitre qui fait la remise en jeu...

 

D'autres sports typiquement australien se situent bien sûr la plage. En dehors du surf qui ne mérite aucune présentation, celui le plus étonnant en face duquel je me suis trouvé se nomme Ironman. Ce n'est pas le fameux triathlon géant mais il s'agit en fait d'épreuves de plages qu'on pourraient assimilées à des compétitions de garde-côte (lifeguards). Il y a ainsi des courses à la nage, des courses sur le sable, des courses de surf (à genou en pagayant avec les mains) ou de canoë…

 

Bien sûr beaucoup d'autres sports sont pratiqués en Australie mais il s'agit là des plus importants.

Le plus étonnant vis à vis du sport c'est que tout le monde (ou en tout cas une très très grande majorité) les suivent. Et même les filles sont très intéressés par les sports nationaux. Une explication que l'on m'a donné sur ce phénomène (en dehors de l'aspect physique des sportifs bien sûr puisque les filles suivent même les compétitions), c'est que la population australienne est tellement petite, qu'il est très fréquent de connaître personnellement un sportif accédant au haut niveau de Cricket ou de Aussie Rules…

 

 

LES TECHNOLOGIES

 

De l'aveu même des australiens avec qui j'en ai parlé, ils ont un retard d'au moins 2 ans sur les nouvelles technologies. Ce n'est pas qu'il faille attendre 2 ans pour que les nouvelles techniques puissent traverser les océans mais c'est surtout que, en raison de la taille du pays, il est très difficile de mettre en place les nouveaux progrès aussi rapidement que dans nos "petits" pays.

Par exemple, le haut-débit est quasi inexistant ici pour internet. Il y a bien quelques endroits dans les grandes villes où il ne faut pas attendre une heure pour charger une page mais dans les coins plus reculés, c'est nettement moins évident. Cela fait que les offres sont calées sur ces faibles débits. C'est à dire que l'illimité est encore très rare et donc assez peu abordable.

 

Mais tout ça n'empêche pas les australiens d'être à la mode bien entendu. Et même si les consoles de jeu ne sont pas l'intérêt principal des petits australiens qui préfèrent faire du sport, les iPhone, par exemple, se vendent ici, comme partout, comme des petits pains et on a parfois l'impression que tout le monde en possède un… Mais aucune trace du google phone (pardon, je m'égare, c'est sans doute mon retour prochain qui me refait penser à ces préoccupations téléphoniques…).

 

 

LES RELIGIONS

 

Je n'ai pas eu beaucoup d'exemple et de lien avec les religions durant mon périple donc je n'oserai pas affirmé quoi que ce soit sur le sujet. Tout ce que je peux dire pour en avoir parlé avec les gens que j'ai croisé, c'est qu'il me semble que le niveau est à peu prés identique qu'en Europe. C'est à dire une histoire religieuse présente mais qui tant à diminuer auprès des jeunes.

Bien sûr, en raison de l'histoire du pays, la religion principale en Australie serait le christianisme avec une influence anglicane. Mais il est à noter aussi une forte proportion de protestants venant d'Allemagne (surtout dans le South Australia) puisque ceux-ci sont venus se réfugier dans le pays lors de la colonisation.

En raison de la forte immigration des pays asiatiques, le bouddhisme semble également prendre une place assez importante dans les temples australiens.

 

L'autre grande religion à laquelle j'ai eu affaire est le hippisme (non il ne s'agit pas du culte au grand dieu cheval ou au PMU mais plutôt du phénomène hippie que j'avais envie d'intituler sous ce terme…) mais qui a l'air plutôt concentré dans le nord du New South Wales et le sud du Queensland. Ce n'est pas très étonnant cependant que les adeptes de ce mouvement de pensée aient choisi l'Australie pour vivre leur culte, le pays s'y prête particulièrement bien…

 

 

Il y a également le sujet houleux des australiens aborigènes mais pour lequel je n'ai pas pu glaner suffisamment d'informations. Les seules discussions que j'ai pu avoir avec les australiens sur le sujet étaient assez confuses et contradictoires. Mais il semblerait vraiment que le débat soit encore très présent et qu'il faudra plusieurs générations pour que tout s'apaise...

 

 

Voilà donc pour mon petit tour des différences culturelles auxquelles j'ai été confronté durant ces 10 mois. Je n'ai bien sûr pas tout raconté, déjà parce que je ne me souviens pas de tout et puis parce qu'il faut que j'en garde un peu pour avoir des trucs à dire en rentrant… Le point de différence le plus remarquable, en dehors des grands espaces et de la nature, mais qui est peu lié, est la lumière que l'on peut trouver ici. On a toujours l'impression d'être sous un ciel immense, sans fin, de jour comme de nuit, et on a le sentiment de découvrir de nouvelles couleurs à chaque saison et en fonction de l'endroit où on se trouve… C'est certainement ce qui risque de me manquer le plus en rentrant...

 

A très bientôt pour un article un petit peu plus "voyage"...



Publié à 14:45, le 12/03/2010, dans The end is near, Adélaïde
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Tasmania

Désolé par avance pour les photos qui ne sont pas dans le bon sens, c'est l'un des soucis résiduels, du à mon problème d'ordinateur, et qui ne sont pas encore corrigés...

 

Voilà la destination mystère est donc révélée, il s'agit de la Tasmanie (ou Tassie), le huitième état d'Australie (c'est pour ça que c'était un peu facile de trouver…). Je suis donc parti de Melbourne où j'ai été rejoins par Arnaud et Magalie (toujours les mêmes pour ceux qui suivent, mes amis de Sydney) et nous avons embarqué sur le Spirit Of Tasmania pour 9h de traversée !

 

Cela rappellera un autre ferry à certains d'entre vous... 

 

Nous avions 10j pour explorer cette île au sud de l'Australie avec leur campervan (nommé Fangio et ressemblant fortement à Bobby, avec quelques différences…) et en tente pour moi. Pour la petite histoire, cette île, en raison de son isolement, était le lieu où les bagnards les plus durs étaient envoyés lors de la colonisation de l'Australie. Malgré quelques gisements exploités, la Tasmanie est restée une terre très sauvage avec ses 500 000 habitants pour une surface grande comme un tiers de la France... Le but de cette dernière exploration pour moi était donc de voir un maximum de nature avec des paysages toujours différents.

 

Nous sommes arrivés avec le ferry à Devonport, au nord de l'île et le plan était d'en faire le tour en partant vers l'est. Première destination, Launceston, deuxième plus grande ville de Tasmanie avec 100 000 habitants mais quelques promenades, partant directement du centre ville, et permettent d'avoir un avant-goût de ce que nous allions pouvoir observer pendant ces 10j, une gorge splendide au milieu de laquelle coule une rivière très agréable pour se baigner ou jogger (pour les habitants de la ville mais très peu pour moi ;) ).

 

 

 

Nous avons ensuite poussé directement sur la côte est, un choix assez stratégique parce que nous étions tout de même limité par la date du retour. Nous voulions prendre assez de temps pour explorer une région au nom prometteur, la Bay of Fires (fun fact #327 : le nom de la baie a été donné lors de l'exploration, des feux allumés par les aborigènes illuminaient les côtes…). C'est un lieu magnifique où les plages de sable blanc rivalisent avec des rivages sur lesquels des rochers de granits teintés d'une couleur orange semblent prendre l'avantage par endroit (c'est beau ce que je dis… ;) ).

 

 

 

Grâce à un petit rayon de soleil j'ai pu tenter le sport de prédilection australien sur ces plages de sable blanc, alors que je n'avais pas encore essayé depuis 9 mois que j'étais ici : le surf ! Mais bon les vagues et le matériel n'étaient pas avec moi et je n'ai pas pu me lever pour prendre une belle gauche ;)

 

 

Un peu plus loin dans le sud, nous avons opté pour une exploration plus approfondie du Freycinet National Park avec une grande randonnée. Des formations rocheuses de granit rose s'élèvent directement depuis la mer et donnent des paysages vraiment très originaux. Cette petite balade nous a permis de gravir les montagnes et de redescendre sur les plages que nous voyions au loin. L'un des points de vue les plus connus de la Tasmanie : Wineglass Bay.

 

Normalement, par beau temps, le contraste entre le sable blanc et l'eau turquoise est nettement plus prononcé. Mais la vue était tout de même plus impressionnante que la photo ;)

 

 

 

Je sais, le temps n'a pas l'air merveilleux sur les photos mais c'est un peu ça aussi la Tasmanie. Il y fait facilement 5 degrés de moins que dans le sud de l'Australie et il y pleut bien plus régulièrement. Mais le temps n'était pas si mauvais qu'il n'y paraît sur les photos et je n'ai eu droit qu'a une seule inondation dans la tente ;)

 

Et là, alors qu'on ne s'y attendait pas du tout, le rencontre avec l'animal le plus connu de Tasmanie : le fameux diable !

 

 

Et non, malheureusement c'était juste pour plaisanter… Nous n'avons pas eu la chance de voir ce fameux animal qui n'existe que sur l'île de Tasmanie maintenant malgré une extermination assez poussée par les colons. Mais je voudrais tout de même parler de ce petit prédateur dont la mâchoire est plus puissante que n'importe quel chien et qui peut également produire une odeur forte comme un putois lorsqu'il se sent attaqué. Les chiffres pour le nombre de diable de Tasmanie restant ne sont pas très précis et on parle d'une fourchette entre 20 000 et 100 000. Mais le plus gros problème c'est que depuis quelques années, une maladie semble frapper une très grande majorité de la population, le DFTC (Devil Facial Tumor Disease). Un cancer qui leur déforme le visage et pour lequel aucune explication n'est aujourd'hui donnée sur son apparition. La Tasmanie est donc mobilisée pour protéger ce symbole de l'état. Et bien sûr les fameux panneaux routiers existent aussi pour prévenir dans les régions les plus fréquentées.

 

Photo pour laquelle il faut retourner son écran vous l'aurez compris... Plus facile si on a un portable ;) 

 

Mais niveau animaux et vie sauvage nous n'avons tout de même pas été déçus, le peu de villes et les grandes étendues laissent de la place pour la faune classique à laquelle je commence bien à m'habituer : wallabys, opossums ou echidnas. Et nous avons même croisé le chemin de 3 serpents (très venimeux) mais trop rapides pour les prendre en photo…

 

 

 

Pour revenir sur l'exploration de la Tasmanie, Fangio nous a ensuite conduit dans la partie sud-est de l'île, vers Port Arthur. Il s'agit d'une ville entière, datant de l'époque d'emprisonnement et de travaux forcés des bagnards, qui a été conservée et qui sert maintenant de musée géant. Mais nous avons fait un très mauvais choix pour la visite de la ville car nous avions opté pour une visite de nuit, pensant que l'ambiance serait encore plus prenante. Il s'agissait du "Ghost Tour" et nous n'avons en fait eu droit qu'à des histoires de fantômes (les gens semblent étonnamment voir encore plus de fantômes lorsqu'on leur dit que c'est un endroit où il y en a beaucoup). Nous ne voyions que très peu les bâtiments et nous n'avons eu que peu d'informations sur l'histoire de la région…

 

 

Après cette petite incartade historique, nous nous sommes dirigés vers la capitale de l'état, Hobart. C'est une petite ville de 200 000 habitants (près de la moitié des habitants de Tasmanie donc) et la seule chose que je peux dire c'est que ça ne ressemble à aucune autre ville australienne. La Tasmanie c'est un peu un autre pays en fait et ce n'est pas pour rien que ses habitants se décrivent comme tasmanien avant de dire qu'ils sont australiens… Ils ne sont pas complètement différents mais juste des petites choses par ci par là, on est loin de l'indépendance quand même ;)

La ville n'a pas grand intérêt mais c'est la deuxième plus vieille ville d'Australie, après Sydney, et elle a par contre su conserver de nombreux bâtiments ancien. Marcher dans les rues de la vieille ville à Battery Point, donne parfois l'impression d'être dans un petit village de Normandie…

 

Nous ne nous sommes donc pas éternisés à Hobart et nous sommes descendus un peu plus dans le sud pour faire une attraction que j'avais déjà faite au début de mon voyage (mais pas ici bien sûr) et qu'Arnaud et Magalie voulaient expérimenter, une marche au niveau de la cime des arbres. Et c'était forcément un peu différent pour moi car le paysage n'était pas le même que dans le New South Wales.

 

 

Etant donné que nous étions quasiment au point le plus au sud de l'Australie, nous sommes remonté vers le nord et vers l'ouest en direction du Lake St Clair pour entrer dans un National Park immense classé au patrimoine mondial de l'UNESCO (Cradle Mountain-Lake St Clair National Park) et qui contient le sommet le plus haut de la Tasmanie (le Mt Ossa à 1 617m) mais que nous n'avons pas pu voir parce qu'il faut partir pour une randonnée de 80 km pour l'atteindre et nous avons fait l'impasse ;)

Mais autour du Lake St Clair des ballades très sympas nous ont permis de voir des paysages tels que je pouvais les imaginer avant de venir en Tasmanie…

 

 

Afin d'atteindre le nord de ce parc national, nous avons du passer par Queenstown, une petite ville minière perdue au milieu des montagnes mais qui, en raison de l'industrie de la région donne lieu à des paysages un peu particuliers.

 

 

 

 

Il semblerait que la végétation commence à repousser sur ces terres très hostiles mais que les habitants souhaiteraient conserver ces paysages sans vie pour des raisons touristiques...

 

Et nous avions gardé le meilleur pour la fin, les Cradle Mountains. C'est surtout pour ces paysages que ce parc doit être classé. Ce sont les vues les plus connues de la Tasmanie avec des pics rocheux immenses se reflétant sur de nombreux lacs. Nous sommes partis pour une randonnée un petit peu plus longue que d'habitude (sans prendre assez d'eau évidemment…) mais nous avons pu voir des paysages magnifiques en plein milieu de toutes ces montagnes et de tous ces lacs. Je peux vous assurer qu'aucune photo ne peut rendre l'impression que nous avions…

 

 

 

 

Ca n'a pas l'air mais la descente était vraiment très très à pic...

 

Et voilà pour mon petit tour en Tasmanie. Ce petit séjour m'a vraiment fait beaucoup de bien après ces quelques semaines passées en ville à Sydney puis à Melbourne. C'était très sympa de retrouver la solitude des coins isolés pour poser le van et la tente.

 

 

 

 

Me voici donc de retour à Melbourne où il est toujours aussi difficile de trouver un endroit où dormir… Mais cette fois-ci ce n'est pas à cause de l'open d'Australie, c'est parce que AC/DC, véritable institution en Australie, est en concert ici pendant 3 jours (ils sont australiens au cas où vous ne le sauriez pas et c'est la fierté nationale, les australiens vont à leurs concerts en famille…). Il suffit de voir le nombre de personnes arborant des t-shirts AC/DC dans les rues de Melbourne en ce moment...

Mais j'ai fini par trouver un lit et surtout un petit plaisir pour fêter mes 9 mois passés en Australie, une crêperie ! ;) C'était un régal de manger des galettes arrosées de cidre...

 

Erreur de photographe débutant, on me voit dans le reflet... 

 

La phase d'exploration du pays étant maintenant terminée, je vais aller me poser dans l'un des endroits que j'ai trouvé le plus agréable durant mon séjour…

 

A bientôt



Publié à 09:02, le 15/02/2010, dans Second part, Tasmanie
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